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Politics of Flower Power

Together with a collaborator from Kew gardens, two researchers from ENS de Lyon mobilize the plant genetics community to the political challenges associated with the social and environmental crisis, in a featured review in Trends in Plant Science. This paper brings together concepts that have not been jointly considered previously, i.e., biomass, critical zone, planetary boundaries, and planetary health. There is no certainty that current projections of biomass requirements will be met unless plant production is systematically linked to improved land-use and water management and related policies. In order to develop wise policies and management practices for robust sustainability, the following ideas and issues are put forward :

  • Our civilization depends on a triad encompassing soil, water and biomass. Our civilization thus depends on plants ;
  • A retrospective view on plant kingdom evolution highlights unique attributes of flowering plants in the rise and stability of modern civilization ;
  • Excessive human appropriation of biomass demonstrates our ignorance of the crucial needs for soil, water, and biomass for the ecosystem to self-regenerate. Biomass, a renewable resource in essence, is becoming limiting and exhaustible ;
  • Plant blindness remains pervasive and flowering plants are the forgotten item on the stakeholders’ menu, even though stakeholders highlight the need for a circular bio-economy in the future ;
  • After many decades of efforts towards short-term performance, agriculture, science, and technology should switch to questions and solutions on long-term resilience.

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Deux chercheurs de l’ENS de Lyon, ainsi qu’un collaborateur de Kew gardens, mettent la recherche en génétique végétale face aux enjeux politiques et à la crise socio-environnementale, dans une « featured review » pour Trends in Plant Science. L’article rassemble des concepts et des sujets qui n’ont pas été abordés ensemble auparavant, à savoir la biomasse, la zone critique, les frontières planétaires et la santé commune, partagée. En partant de cette matrice, ils avancent l’hypothèse que les projections actuelles des besoins en biomasse ne seront pas atteintes si la production végétale n’est pas systématiquement liée à une meilleure gestion de l’utilisation des terres et de l’eau, soutenue par des politiques connexes cohérentes et coordonnées. Afin d’élaborer des politiques et des pratiques de gestion judicieuses s’inscrivant dans une dynamique de soutenabilité forte, les idées et les questions suivantes sont mises en avant :

  • Notre civilisation dépend de la triade sol-eau-biomasse ; elle dépend donc en fin de compte des plantes ;
  • Parmi l’ensemble du règne végétal, une vue rétrospective de l’évolution du vivant met en évidence les attributs uniques des plantes à fleurs dans l’émergence et la stabilité de civilisations sophistiqués ;
  • L’appropriation humaine excessive de la biomasse indique une méconnaissance des besoins des écosystèmes en matière de sol et d’eau pour leur régénération. Dans l’Anthropocène, la biomasse, une ressource par nature renouvelable, devient une ressource limitante et épuisable ;
  • Cette méconnaissance est omniprésente et fait des plantes à fleurs le grand oublié des agendas politiques et scientifiques, alors même que le compas économique est mis sur la bio-économie circulaire ;
  • Après des décennies au service de la seule performance à court terme, l’agriculture, les sciences, et les technologies devraient se tourner vers des questions et des solutions pour la résilience à long terme.

Feature Review, Trends in Plant Science, 2020
Flowering Plants in the Anthropocene : A Political Agenda
Ioan Negrutiu, Michael W. Frohlich, Olivier Hamant

https://reader.elsevier.com/reader/sd/pii/S1360138519303334?token=5EF344274BE03F13E532853F389B60209C1D73A179C8BEC36C7592FD54DC33B1D227A97F8B1CC519073ECDE9836080A8

Olivier Hamant et Ioan Negrutiu, 24 janvier 2020

Publié ou mis à jour le 27 janvier 2020