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Mettre les mots à l’enDROIT

Dictionnaire juridique des transitions écologiques

sous la direction de François Collart Dutilleul, Valérie Pironon, Agathe Van Lang et Thomas Bréger (Université de Nantes). Il a été publié aux éditions Institut universitaire Varenne ce mois de septembre. L’institut Michel Serres de l’ENS de Lyon a contribué à la réalisation de ce travail.

Voilà du bon travail – se mettre d’accord, pour commencer, sur le sens des mots. Dorénavant, plus ou beaucoup moins d’excuses pour dire que nous n’avons pas compris, que personne ne dit pas la même chose, que si on avait su etc. Les directeurs de cette vaste entreprise (le Dictionnaire comporte 873 pages avec 219 entrées) ont muri leur recherches lors du programme LASCAUX et ses suites dans le cadre du CELTE (CEntre Lascaux sur les Transitions Ecologiques). Le collectif nantais est depuis longue date associé à l’Institut Michel Serres et cette alliance entre le droit et les sciences naturelles est la matrice même de notre stratégie et de nos travaux [1].

L’ouvrage entend apporter un éclairage juridique innovant sur le thème des transitions écologiques et les concepts qui y sont associés. Ces transitions écologiques se déclinent en termes environnementaux, économiques et sociaux mais aussi agricoles, alimentaires et plus largement culturels. C’est pourquoi le pluriel s’impose, afin d’ apporter des clarifications sur les obstacles à ces transitions, mais aussi leurs leviers incarnés par les concepts et les instruments analysés.

En tant que dictionnaire, il vise à identifier et définir le vocabulaire dont on a besoin pour penser les transitions écologiques mais également pour les mettre en oeuvre. Ce faisant, l’ouvrage rend compte de la complexité même du terme de « transitions » qui désigne tout à la fois un objectif à atteindre mais également des étapes à franchir et des instruments à mobiliser pour passer d’un modèle « non soutenable » à un nouvel ordre permettant d’ajuster l’exploitation des ressources et la satisfaction des besoins sociaux et, au-delà, de conjuguer respect de et responsabilité envers la nature et bien-être humain.

La perspective juridique, qui fait l’originalité de cet ouvrage, se conjugue avec le souci de faire bénéficier le droit de l’éclairage des autres disciplines relevant des sciences naturelles et des sciences sociales, en saisissant également les spécificités d’autres cultures, d’autres systèmes juridiques (celles et ceux de pays d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Asie) dans leur manière d’appréhender les transitions écologiques.
L’ouvrage a mobilisé un réseau de plus de cinquante enseignants-chercheurs français et étrangers pour s’adresser à un public plus large de juristes et de non juristes (au sein des universités, entreprises et associations, collectivités territoriales et administrations, cabinets et tribunaux).
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Notons la participation à l’ouvrage des membres du réseau Capital Naturel initié par l’Institut Michel Serres (et auquel est associé le concepteur du dictionnaire, F Collart Dutilleul) : Olivier Hamant (RDP), Jazmin Arguello Velazquez (IXXI), Jean-Louis Weber (IXXI) et Ioan Negrutiu (RDP et IXXI), ainsi que des anciens résidents du Collegium de Lyon, Claire Malwe et Edgar Fernandez Fernandez. Les problématiques traitées sont celles de l’Anthropocène, des ressources, de l’évaluation environnementale, des écosystèmes.

Vous pouvez trouver cet ouvrage dans les points de vente habituels ou télécharger le bon de commande : <span class="caps">PDF</span> - 812.1 ko

Ioan Negrutiu, 1 octobre 2018

Publié ou mis à jour le 2 octobre 2018