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Agnès Stienne, cartographies sensibles

« L’appétence pour l’appropriation de terres — concentration, accaparement, accumulation — n’est pas un phénomène nouveau : il est la marque de la richesse et du pouvoir. Monarques, princes, aristocrates, seigneurs, grands propriétaires, industriels ou investisseurs aujourd’hui, quelque soit l’époque, leur statut et le nom qu’on leur donne, se sont octroyés des droits sur des territoires où vit une population rurale dont les activités tournent autour de l’agriculture vivrière. » Agnès Stienne introduit ainsi son article Le grand marché aux terres sur https://visionscarto.net.

Agnès Stienne expose actuellement et jusqu’au 27 août à la Cité de la mode et du design à Paris dans le cadre du festival #ensemble. Artiste, cartographe et auteure, elle collabore régulièrement avec le Monde Diplomatique et Visions carto.

« Agnès Stienne explore les champs de la cartographie dans une démarche où s’entremêlent art, science et politique. Son travail s’inspire de la cartographie expérimentale, de la cartographie émotionnelle et de la cartographie radicale. Ses images sont réalisées à l’aquarelle, numérisées et assemblées via un logiciel de retouche photo  » (Cité de la mode et du design, présentation de l’exposition).
Son travail est basé sur des cartes poétiques liées à l’alimentation et l’agriculture, qu’elle accompagne de récits cartographiques abordant des thèmes liés à l’agriculture, la nature et leurs rapports avec les sociétés humaines et leurs environnements : la terre, la forêt, l’eau, les semences, les systèmes agricoles ...
« Les images présentées dans cette exposition sont extraites d’un travail qui s’opère en continu, au fil des articles rédigés, sur l’agriculture dans le monde : Agricultrices dans la solitude des champs d’oignons, Quand l’industrie de la viande dévore la planète , La sécurité alimentaire, pour qui ?  »(Alimentation générale).
Engagée, elle n’hésite pas à se faire l’écho des populations agraires qu’elle étudie :
« un peu partout dans les zones de grandes plantations comme celles du palmier à huile, de petites voix bien décidées à se faire entendre, portent leurs revendications... Elles s’ajoutent aux luttes historiques des peuples autochtones chassés de leurs territoires et des paysans sans terres qui exigent un accès légitime au foncier. »
Nous vous invitons vivement à vous rendre au festival #ensemble, non seulement pour toutes les activités et ateliers qu’il propose mais surtout pour vous imprégner du beau travail, poétique et militant d’Agnès Stienne que nous voulions mettre en exergue.

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Anne Chemin-Roberty

Publié ou mis à jour le 22 août 2017