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Bruno Parmentier : nourrir l’humanité sur une planète aux ressources limitées

Cours du 2 juin 2015

Intervenant : Bruno Parmentier, ancien directeur du Groupe ESA, consultant, auteur et conférencier.
http://nourrir-manger.fr/ cliquer sur Zoom sur Bruno Parmentier

Demain, nourrir l’humanité sur une planète aux ressources limitées

Des chiffres :

  • 800 millions de personnes qui ne peuvent pas manger
  • 1 milliard mangent mais une seule chose …

* Bravo les agriculteurs ! … mais le problème est devant nous.
→ la production a énormément évolué (avant un agriculteur nourrissait à peine sa famille, maintenant, il nourrit le monde) + changement de politique (produire moins puis plus…)

→ en France, on mange bien pour pas cher.
Évolution du budget, % du salaire pour se nourrir (avant quasiment tout le salaire passait dans la nourriture, maintenant loyer et loisirs +++, seulement 10 % environ pour la nourriture). Donc part très petite pour la nourriture alors que c’est une chose vitale avec 3x par jours.
Évolution de ce que l’on mange (fruits, lait, viande +++)
On se plaint des danger multiples mais espérance de vie à bcp augmenté
De plus, si tout le monde (pays) avait l’alimentation (variées, viande, lait etc) des français, il n’y aurait pas assez de ressources.

conséquence : augmentation espérance de vie → augmentation du nbre de repas dans une vie.

* Environnement et politique
→ Quand il y a une sécheresse quelques part, il y a des inondations autre part. Si une catastrophe touche une zone très productive, ça augmente le prix (blé par exemple), effet cascade → on peut détruire facilement un gouvernement sans nourriture. (émeute de la fin, pays arabes, Égypte…)

Évolution de la production vs consommation.
Avant, peu d’année déficitaires.
2007 : année charnière → en théorie il faut environ 7 ans pour écouler les stocks mondiaux, or le problème à commencé en 2000. (Il y a eu quelques bonnes années donc on ne se rend compte de rien mais parfois effet, par exemple : 2010 → sécheresse en Russie a mené à des émeutes de la faim dans 36 pays et la « révolution arabe ».)
Évolution du cours du blé, stable jusqu’à 2007, maintenant il y a de fortes variations, mais ce n’est pas la faute des paysans, pb → climat

Production des céréales
→ la moitié va pour les animaux.
Question : il faut choisir ce que l’on veut/va faire de nos céréales.
Aujourd’hui : le tiers sert à faire rouler des voitures. Problème, il y a un risque de collapse mondial si on continue les biocarburants.

Problème en économie : on ne veut pas augmenter le SMIC sinon les industries délocalisent → pour baisser le prix de la nourriture.

Autre problème : les agriculteurs ne peuvent pas vivre de leur travail (ont essayé…)

* 3 Problèmes/défis mondiaux

1 – La surpopulation
La population augmente continuellement (200 000 par jours). Mais la population en Europe par exemple est stable → certains pays sont surpeuplés et le problème est donc le manque de place. (en Afrique, le Rwanda, en Asie, l’Inde…)
Cependant, le nombre de sous alimentés n’augmente pas alors que la population augmente. Ceci grâce à la loi millénaire (2000) ayant pour objectif de faire baisser la faim dans le monde.

2 – Le gaspillage (pas le temps)

3 – Le réchauffement climatique
Conséquences pour l’agriculture

  • cyclone et tempère, + violente
  • canicules + fréquentes
  • disparition des delta fertiles
  • avancé des déserts
  • moins d’eau vs trop d’eau (1kg de céréales nécessite 1 tonne d’eau)
  • augmentation du risque sanitaire
  • migration des cultures
  • baisse des rendements

Remarque : en Europe il n’y a pas (peu) de problèmes de réchauffement, le problème est que ça impact les zones ou il y a déjà le plus de problèmes

L’agriculture est au centre du problème car c’est elle qui va souffrir le plus du réchauffement mais c’est aussi elle qui en provoque une grande partie.

* Quels outils ?
Enseignement d’avant : toujours + de tout
Maintenant : il faut -

Problème du bio : famille respectée VS
famille accélérée (ex : OGM)
Mais aujourd’hui, 1 champ sur 10 est avec des OGM (« nuls »). Les français veulent pas d’OGM mais on ne peut plus faire comme avant.

→ Agriculture écologiquement intensive
Necessite éco, génétique, gestions, nouveaux intrants
par exemple, l’amplification écologiquement
la question du labour
Planter ensemble
agriculteurs-éleveurs (plantes sous les abres, chauves souris pour les insectes etc.)

Par Coline Marciau

Publié ou mis à jour le 6 février 2017