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Michèle Tixier-Boichard : Impact of domestication and intensive selection on biology and genetic diversity of chickens

Cours du 3 juin 2015

Intervenant : Michèle TIXIER-BOICHARD, Directeur de recherche
Diversité génétique et caractérisation de mutations morphologiques chez le poulet.
INRA UMR 1313 Génétique Animale et Biologie Integrative

Senior researcher at INRA, working at the Animal Genetics & Integrative Biology Unit in Jouy-en Josas and coordinating the ANR-funded project Domestichick, which undertakes a genomic approach of the history of the Gallus genus and of chicken domestication.

https://www6.jouy.inra.fr/gabi/Presentation/Annuaire-des-pages-professionnelles/TIXIER-BOICHARD-Michele

Michèle Tixier-Boichard : Impact of domestication and intensive selection on biology and genetic diversity of chickens

Dans ce cours, le Dr. Tixier-Boichard nous présente les différentes hypothèses sur l’histoire de la domestication du poulet, et l’apport des études génomiques pour élucider ces questions (marqueurs génétiques, séquençage, QTL…). La domestication du poulet à partir de l’espèce Gallus gallus a eu lieu en Asie du Sud-Est et probablement dans plusieurs endroits. L’étude de la mutation peau jaune et d’autres données génomiques montrent une contribution de l’espèce Gallus sonneratii au processus de domestication. Les premières motivations de la domestication du poulet étaient récréatives (i.e. mascotte de village, combat de coq…) bien avant de se spécialiser vers la production de viande et d’œufs. Ensuite, les éleveurs ont distingué des races, reconnaissables à leur morphologie ou leur couleur de plumage, puis ont sélectionné des lignées sur des caractères quantitatifs d’importance économique, pour atteindre des performances de croissance ou de ponte dépassent de beaucoup celles de l’ancêtre sauvage. La discussion s’oriente alors sur les problèmes liés à la sélection intensive initiée aux USA puis en Europe pour la production avicole occidentale. Parmi les conséquences, on note la perte de diversité génétique au sein des lignées intensément sélectionnées, ainsi qu’une plus grande fragilité immunitaire et des troubles du comportement. Tous ces éléments nous amènent à nous demander : ce type d’élevage est-il durable ? Cet aspect important de notre agriculture conventionnelle est aussi discuté par Michèle Tixier-Boichard lors de la conclusion de son intervention.

During this conference, Michèle Tixier-Boichard Boichard introduced the different hypotheses concerning history of the chicken domestication as well as the genomic techniques used to investigate these questions (gene markers, genome sequence, QTL…). Domestication of Gallus gallus (i.e. the wild species of chicken) took place in South-East Asia, probably in several centers. The study of the yellow skin mutation as well as whole genome data showed the contribution of another wild species G.sonneratii to the genetic make-up of the domestic chicken. The first reason for the domestication was entertainment (i.e. village emblem or cock fighting) well before food. Then, farmers identified breeds on the basis of morphological variations and plumage color. Since the industrial-agricultural era, the selection of highly specialized lines took place, to reach performance level well above that of the wild ancestor. She underlines the consequences of such an intensive selection initiated in the USA and in Europe for the occidental way of livestock farming. Among them, she highlights the loss of genetic diversity in highly-selected lines, as well as a weaker immunity and behavioural disorders. All these elements lead to a main question : is this way of livestock farming sustainable ? Michèle Tixier-Boichard also discusses this point as a conclusion of her conference.
If you are interested in more details, you are very welcome to watch the entire conference.

Par Valentin Lauret

Publié ou mis à jour le 6 février 2017