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Michel Sourrouille : L’urgence écologique de repenser la démographie

Cours du 5 juin 2015
Intervenant : Michel Sourrouille, Réseau Biosphère
Michel Sourrouille a une formation en sciences économiques et sociales, et à travers ses diverses activités, en tant que professeur, que militant, ou encore en s’engageant dans diverses associations voire partis politiques (Les Verts, pôle économique du PS, EELV), a toujours essayé de contribuer à la prise de conscience vis-à-vis de l’urgence écologique. Il a créé un blog avec de nouvelles publications quasi tous les jours, qui sert de base de données aux écologues (http://biosphere.blog.lemonde.fr/).
A notamment coordonné la publication de « Moins nombreux, plus heureux - L’urgence écologique de repenser la démographie »

Résumé du cours

Dans son cours intitulé « L’urgence écologique de repenser la démographie », il se place vis à vis du problème des emissions de gaz à effets de serre, afin de replacer la démographie dans un contexte global, mais aussi en prévision de la COP21 ayant eu lieu quelques mois plus tard, qui comprenait parmi ses objectifs forts d’imposer une limitation de l’augmentation de la température moyenne mondiale à 2°C.
En s’appuyant sur deux formules principales, il montre comment le facteur démographique a autant d’influence que le niveau de vie ou de technique, et insiste sur le fait qu’il faut donc le considérer comme endogène au problème écologique, et non pas exogène, comme le font la majorité des politiques. Les deux formules auxquelles il se réfère se nomment IPAT (par Paul Erhlich) et KAYA. Chaque facteur a son importance et c’est en jouant sur toutes les échelles qu’il sera plus facile de réduire notre empreinte écologique, ici vue sous l’angle des émissions globales de gaz à effets de serre.
Enfin, il précise que les différentes conférences internationales qui ont déjà eu lieu n’ont jamais abouti à des accords efficaces, en revoyant à la baisse des objectifs écologiques nécessaires et majeurs, et ne précisent pas non plus les mesures pratiques afin de parvenir aux objectifs mis en place. Il préconise une prise de conscience de chacun à l’échelle individuelle : que chacun embrasse une « simplicité volontaire », ainsi qu’une reflexion propre à la propre fécondité de chacun. Enfin, l’implication en politique et dans des associations ou ONGs est pour lui utile au sens où elle permet d’insérer le débat écologique dans des groupes de plus grande ampleur, ce qui permet aussi à chacun de comprendre mieux les enjeux écologiques et d’embrasser collectivement des mesures de décroissance à plus ou moins grande échelle.

Par Salomé Blain

Publié ou mis à jour le 6 février 2017