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Science en marche, débat à Lyon le 5 octobre

Science en marche / Fête de la science : pour que l’Université puisse apporter sa pierre à la transition sociétale et écologique.

L’Institut Michel Serres soutient le mouvement « Science en marche » et participe dimanche 5 octobre au débat sur « la Recherche d’aujourd’hui » organisé à l’ENS de Lyon à 16h.

Vous trouverez le programme des conférences du dimanche 5 octobre sur le site Sciences en marche sur les pages lyonnaises du site.

Cette initiative de chercheurs français était d’ailleurs relayée fin septembre par le Blog de Nature sous le titre « French scientists begin three-week protest march ».

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Lors de ce débat, nous allons reposer les 3 revendications majeures du mouvement dans une perspective plus large, celle de la place et du rôle de l’université et de la recherche dans une société de plus en plus vulnérable et qui appelle la transition :

  1. la nécessité d’un plan pluriannuel pour l’emploi statutaire ;
  2. renforcement des crédits de base des laboratoires et des universités ;
  3. reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives, ainsi que des avantages de l’emploi des docteurs dans les entreprises et la haute fonction publique.

En précisant que ces trois points (ainsi que d’autres) trouvent des échos particuliers et parfois contrastés dans les médias et les revus scientifiques.

Quelques exemples :

  • Alain Prochiantz, dans Libération du 13 février 2014 « La recherche ne doit pas décrocher » et le Monde du 1er juillet 2014, « Il faut investir massivement et rapidement dans la recherche et l’innovation » ;
  • « Qui fait la recherche publique en France ? » par Guillaume Miquelard-Garnier dans le Monde Sciences le 5 mai 2014,
  • Béatrice Hibou, dans Rue 89, 14 septembre 2013, sur la « managérialisation de toutes les activités, du fait de la diffusion de ces formalités issues de la grande entreprise complexe et sophistiquée ». « Cela serait lié à une évolution du capitalisme vers des mesures prétendument objectives de « productivité par des techniques comptables, d’audit et d’évaluation quantitative », répercute Marco Zito dans Le Monde Science et techno le 27 janvier 2014.
  • le tout à relier à Bruce Alberts et collaborateurs avec « Rescuing US biomedical research from its systemic flows » dans PNAS 2014. Bruce Alberts est biologiste, Editor-in-Chief de « Science » jusqu’en 2013 et président de la National Academy of Sciences entre 1993 et 2005.
  • La Cour des comptes et son rapport « Le financement public de la recherche, un enjeu national » adopté le 14 mai 2013.
  • Sans oublier Ivan Couée, « The economics of creative research » (EMBO reports 14, 222-225 en 2013 sur le site de Nature - pour les abonnés). Ce dernier sous-titre : « Research can drive economic development, but only if it is shielded from political whims and capitalist ideas ».

Michel Serres va plus loin pour préciser que « les politiques ne doivent pas dire ce que doit être le Monde, mais fournir les outils et les moyens de le construire ». Dans cette optique, quelle est la part de la science dans cet oeuvre participative ? « La problématique du Monde, de sa cohabitation et de ses habitants doit être analysée et dite en tant que savoir scientifique et en tant que démarche civique et laïque » (Temps des crises, 2009).

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Ioan Negrutiu, 3 oct 2014

Publié ou mis à jour le 2 octobre 2014