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Transition écologique, clin d’oeil à Libération : un livre, un article, un docu

L’Institut Michel Serres (IMS) apporte sa pierre à la transition écologique et sociétale. Commençons par la force des mots.
La transition n’est pas soluble dans « consommateur », ni même dans « consomm-acteur ». Avec nous, retour à la case « citoyen » pour s’engager dans la voie de la sobriété, toutes ressources confondues.

Des exemples ?

Les lanceurs d’alerte. Ils sont systématiquement victimes de la normalisation ambiante. William Bourdon, avec son « Manuel de désobéissance citoyenne » (Ed. C. Lattès, 2014) pense déjà le coup d’après : l’hypercitoyen (article de Christian Losson, Libération du 21 avril 2014).

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Le citoyen lanceur d’alerte sait dire NON.

Une première cible de taille : les dépenses liées aux dégradations de l’environnement.
Nos deux partenaires, Denis Couvet et Jean-Michel Salles ainsi qu’Anne Teyssèdre l’écrivent dans le Libération du 17 avril.
Ces dépenses sont « paradoxales » : nécessaires, car « leur bénéfice social est immense, (mais) sont le plus souvent à la charges des collectivités territoriales, des communes jusqu’à l’Etat ». Réduire ces dépenses ? Savoir dire non à « ceux qui ne respectent pas les lois environnementales » et dire oui pour reporter les coûts des dégâts écologiques « sur les acteurs qui en sont responsables » (le principe du pollueur-payeur). Le bénéfice est évident : la santé des écosystèmes (donc du capital naturel) est le gage de leur productivité, de la qualité des services qu’ils offrent.

Dire non aussi au « marketing territorial » dans une société où, aujourd’hui, « l’aménagement du territoire (...) est fait par les grandes entreprises privées telles que Veolia ou Vinci » ou par des projets de territoires « hautes performance ». C’est pourquoi la population « ne comprend plus où elle vit, poussée à travailler dans des espaces lugubres sans rapport avec la spécificité d’un lieu, sa mémoire, ou conviée à en célébrer les vestiges sous la forme artificielle de la consommation touristique ». Faire en quelque sorte « table rase ... du futur ». Car pout l’Institut Michel Serres le territoire est le socle de la transition écologique. Ces constats nous sont livrés par Didier Péron (Libération du 22 avril 2014) dans un article sur le documentaire « La ligne de partage des eaux » et par Dominique Marchais, l’auteur même du documentaire.

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Ioan Negrutiu

Publié ou mis à jour le 14 mai 2014