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L’accaparement des terres, une approche anthropologique au Burkina Faso

Une Invitation de l’Association aGter Le jeudi 27 mars à 18h, à Nogent sur Marne

L’attribution de terres dans la société traditionnelle au Burkina Faso : l’importance des chefs de terres

Une rencontre avec l’abbé Joseph Mukassa Somé, héritier des chefs de terre dagara du Burkina Faso, mais aussi sociologue, docteur en anthropologie à la Sorbonne, vice-recteur émérite de l’Université catholique d’Abidjan. Il explique en quoi la terre est « plus » que de la terre.

Avec la participation de Yves Bourron, auteur d’une biographie sur l’abbé Moukassa et de Etienne le Roy, Professeur d’anthropologie du droit, qui introduira la séance

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Le jeudi 27 mars, à 18h, dans amphithéâtre du bâtiment 1 du Jardin Tropical,
au 45bis, Avenue de la Belle Gabrielle, à Nogent sur Marne
station Nogent sur Marne du RER A

Le problème de l’accaparement des terres est souvent traité sous les angles économiques, juridiques, démographiques, agronomiques… mais plus rarement anthropologiques. L’abbé Mukassa Somé, héritier des chefs de terre dagara du Burkina Faso, mais aussi sociologue, docteur en anthropologie à la Sorbonne, vice-recteur émérite de l’Université catholique d’Abidjan, explique en quoi la terre est « plus » que de la terre.

Que représente la terre, dans une société traditionnelle, pour les animistes et pour ceux qui sont devenus chrétiens ou musulmans ? Quel rapport a-t-elle avec le sacré et avec la grande chaine des ancêtres ? Quelle est la place du chef de terre et de l’homme au couteau ? Quels mythes permettent de comprendre leurs rôles respectifs dans la société traditionnelle ? Et, comment, par eux, accède-t-on à la terre ?
Joseph Mukassa Somé nous expliquera comment les efforts de “développement”, voire de bornages des terres, doivent prendre en compte ces mécanismes. Il démontera les procédures qui permettent aux accapareurs d’utiliser les « recettes » traditionnelles (sacrifices, échanges…) pour s’emparer, à moindre cout, de territoires confortables. Quitte à ce que ces corrupteurs, souvent des nationaux, les revendent en faisant d’importantes plus values !
Joseph Mukassa Somé nous expliquera sa difficile action auprès des chefs de terre pour pousser ces derniers à défendre l’agriculture familiale et témoignera de ses efforts pour les aider à s’organiser, à défendre leurs droits, à se constituer en associations. Il nous expliquera également son « autre » combat pour les faire “évoluer”, en laissant une plus large place aux femmes et aux jeunes.
Yves Bourron, auteur d’une douzaine d’ouvrages, romans, biographies et livres sur la sémiologie et la pédagogie, a récolté dans un ouvrage publié chez Karthala (oct 2013) le récit de vie de l’abbé Moukassa « Joseph Mukassa Somé : Mon combat pour la terre ».
Etienne le Roy, introduira la séance avec une présentation de la situation foncière du Burkina et apportera des éléments de discussion autour des dynamiques d’accaparements des terres propres à ce pays.

Publié ou mis à jour le 25 mars 2014