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Vers une gouvernance mondiale, Appel du Collegium International

Le nouvel Appel « Vers une Gouvernance Mondiale » rédigé par Le Collegium International, a été adressé le 20 janvier 2014 au Secrétaire général des Nations unies en vue d’être soumis lors de la Conférence planétaire Paris-Climat 2015.

Lors d’une première étape de cet appel (en mars 2012) alors intitulé "Vers une gouvernance mondiale responsable et solidaire les rédacteurs définissaient ainsi la notion de « polycrise » :
« Nous devons faire face à une conjonction de crises d’envergure mondiale qui est sans précédent dans l’histoire : épuisement des ressources naturelles, destruction irréversible de la biodiversité, dérèglements du système financier mondial, déshumanisation du système économique international, famines et pénuries, pandémies virales, désagrégations politiques… Or aucun de ces phénomènes ne peut être considéré isolément. Ils sont tous fortement interconnectés et forment une seule « polycrise » menaçant ce monde d’une « polycatastrophe ». Il est temps de prendre la mesure systémique du problème, pour lui apporter enfin des solutions intégrées – premiers jalons pour redéfinir les principes qui devront inspirer à l’avenir la conduite globale des affaires humaines. »

Dans la tribune qu’il publie à ce sujet dans le quotidien Libération du 21 janvier 2014, Michel Rocard déclare :
« Tel est l’état du monde aujourd’hui. Il est de plus en plus évident, et pour presque tous, que la pérennité de la vie sur la planète appelle quelques interdictions formelles et générales, dans les domaines des armes de destruction massive, de la pollution, de l’émission de gaz à effet de serre, de la spéculation financière ou encore de la lutte contre certaines épidémies. »
Ce que l’on peut compléter par les mots d’Edgar Morin utilisant le même média (autre tribune, Libé, 21 du janvier 2014)
« Il nous faut désormais indiquer la possibilité et la nécessité de changer de voie. Il ne suffit plus de dénoncer les méfaits de la globalisation, du capitalisme et du fanatisme. Il nous faut énoncer les réformes et les transformations nécessaires. Il ne s’agit nullement d’élaborer un programme ou un modèle de société. »

Nous pouvons conclure alors avec ces paroles de Stéphane Hessel (ancien vice-président du Collégium International) « Donc, je résume » :

Publié ou mis à jour le 21 février 2014